Le saké

Le saké

Ce mal aimé

En France et en Europe, les préjugés ont la dent dure. Le saké en est la preuve. Il est, encore aujourd’hui, associé au digestif servi en fin de repas dans des verres affriolants. Le saké chinois et saké japonais partagent bien un passé commun, mais aucune ressemblance gustative. 

La confusion entre ces deux alcools peut s’expliquer par l’Histoire du saké, qui prend racine en Chine. Ce périple mouvementé a permis au saké japonais de traverser les millénaires. Par delà les âges, il a connu des époques moins fastes, mais en est toujours ressorti grandi. Cette longue route a donné naissances à de nombreuses évolutions dans le processus de fabrication du saké. Aujourd’hui, ses méthodes de production sont à la pointe de la technologie.

Au travers de techniques bien spécifiques, le tôji et son équipe parvient à créer toute une palette de sakés différents. Ces types de sakés s’expriment sur des registres bien définis, jouant tout aussi bien sur l’élégance que sur la puissance. Même si le chemin est tortueux, l’objectif reste simple : régaler les papilles du dégustateur, qu’il soit avisé ou simple curieux.

Malgré une Histoire mouvementée, le saké est toujours là, prêt à s'offrir à nous
Plonger, l'espace d'un instant, au cœur du Japon et de ses coutumes

Malgré toute la complexité des saveurs qu’il peut développer, le saké est avant tout l’assemblage de deux éléments : le riz et l’eau. Ils lui apportent l’expression d’un terroir spécifique, que les japonais tentent de préserver coûte que coûte. C’est ce terroir qui a permis l’émergence de régions phares de production du saké, lieu de naissance de produits d’exception.

Enfin, que serait le saké sans la bouche qui l’accueille, sans le consommateur ? Tel un juge de paix, il est le point final de toute une vie. La dégustation du saké, qu’elle soit pointue ou légère, est l’aboutissement de tout un travail acharné. Il s’agit de son dernier moment de vie, cet instant où, dans son dernier soupir, il parle, enfin. Le saké nous raconte toute son histoire, se livre sur les instants de dur labeur qui l’ont vu naître. Le consommateur prend place au centre de cette myriade de mots. C’est lui qui, tel le plus grand des ambassadeurs, peut rendre grâce à un saké. Ou, à l’inverse, le condamner au piloris. 

L'élégance et le raffinement des bouteilles de saké rivalisent avec le goût unique de cet alcool

Au fil de votre lecture, quelques mots japonais apparaîtront. Pour la plupart, ils seront écrits en jaune et soulignés en pointillés. Un simple passage de souris sur le mot -par exemple tôji – suffit à en révéler une définition simple, mais efficace. Ce glossaire interactif sera votre guide tout au long de votre aventure chez vous, chez Sakément Bon.