Accords mets et sakés

Accords mets
et sakés

Accords mets et saké avec les sakés ginjô

Grâce à ses arômes fruités et délicats, les sakés ginjô accompagnent à merveille les plats les plus fins de la gastronomie européenne. Ils sont vos alliés parfaits pour réaliser des accords mets et saké divins. Un saké ginjô sublime, par exemple, un tartare de saumon. Un saké daiginjô s’accorde à merveille avec la coquille Saint-Jacques.

Cependant, les plus grands accords mets et saké se font avec les sakés junmai ginjô et junmai daiginjô. En effet, la rondeur et l’acidité apportée par le saké junmai s’associe à la majorité des fruits de mers et des poissons. Le caviar, met de luxe par excellence, est lui aussi tout indiqué.

Attention cependant à ne pas apporter de plats trop puissants. Un poisson trop gras, par exemple un thon, ne fait pas bon ménage avec un saké ginjô. De plus, évitez les sakés ginjô et daiginjô avec les viandes, qui écrasent les arômes délicats des sakés. 

Enfin, un grand saké daiginjô s’apprécie très bien seul, en apéritif, afin d’ouvrir le bal.

La noix de Saint Jacques et un saké Daiginjô, accord parfait ©Malt Wine Asia
Accords mets et saké avec les sakés junmai

De part ses propriétés, le saké junmai va avec tout type de cuisine. Les possibilités d’accords sont très nombreuses, que ce soit dans la gastronomie occidentale ou japonaise.

Avec un riz peu poli, le saké junmai se marie à merveille avec tous les poissons grâce à son acidité. Une sole meunière ou une bouillabaisse lui vont à merveille.

Si le polissage du riz est plus prononcé, on construit l’accord sur l’équilibre entre corps, acidité et délicatesse aromatique. Les poissons plus délicats comme le turbot s’accordent avec un saké junmai au seimaibuai moyen, d’environ 60. La plupart des sushi et sashimi sont aussi mis en valeur grâce à de tels sakés.

Enfin, les sakés junmai issus des méthodes kimoto et yamahai, de part leur onctuosité, accompagne élégamment les fromages, le calamar et le poulpe. Un tel saké peut même résister à la puissance d’une viande, même rouge.

L'accord entre un saké Junmai Kimoto et le fromage joue sur le côté laiteux du saké ©Oregon Wine Press
Accords mets et saké avec les sakés koshu

Les arômes tertiaires apportés par le vieillissement offrent, là encore, de nombreuses possibilités d’accord. Les viandes de caractère, de type sanglier, cerf ou lièvre, profitent de la profondeur du saké koshu pour s’exprimer. Ce dernier peut très bien soutenir l’accord avec des plats en sauce de type coq au vin ou bœuf bourguignon.

Un accord tout à fait original se construit autour des fromages, notamment les bleus. Si le saké koshu est doux et développe des arômes torréfiés, on peut l’accorder avec certains types de desserts au chocolat.

En ce qui concerne la gastronomie japonaise, le saké koshu a moins sa place. Son caractère semble trop marqué et écrase le met. Cependant, un saké koshu moyennement évolué est le compagnon idéal d’un sukiyaki, célèbre fondue japonaise.

Sukiyaki
Un sukiyaki et un saké Koshu, la paire gagnante pour un repas 100% japonais