Consommer du saké permet de lutter contre le changement climatique !

Par Sakément Bon, le 14 décembre 2020

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Le saké a, depuis toujours, accompagné la vie des japonais. L’Histoire du saké révèle que ce breuvage a revêtu plusieurs costumes. Tout d’abord celui de boisson divine, puis celle de boisson du peuple. Aujourd’hui, le saké peut-il être la boisson du sauveur de l’Humanité face aux répercussions de notre industrie ? Voyons voir si le saké permet de lutter contre le changement climatique…

Consommer de la viande et du poisson est l'une des principales causes d'émission de CO2

Il ne s’agit pas, dans cet article, de débattre en long et en large sur le changement climatique. D’autres sources d’information s’y prêtent mieux. Citons notamment les vidéos de Jean-Marc Jancovici, le site Science Post ou la série d’articles de Sciences et Avenir. Toutefois, arrêtons nous un instant sur ce phénomène et cherchons en quoi changement climatique et consommation de saké peuvent être liés.

Comme le rappelle l’article Faire sa part du site web Carbone 4, de nombreux facteurs entrent en jeu pour expliquer l’empreinte carbone de chaque individu. Nous avons pelle-mêle l’achat de matières neuves, prendre l’avion, l’exportation de matières, les déperditions d’énergies des maisons non isolées, la consommation de viande,… La liste est longue. Agir sur ces facteurs permet de réduire son empreinte carbone. Par exemple, acheter moins de vêtements neufs ou des vêtements neufs dont la fabrication est pensée pour limiter l’émission de CO2 est du ressort de chaque personne.

Parmi ces leviers d’action se trouve la consommation de viande et de poisson. En moyenne, près de la moitié des émissions de CO2 d’une personne proviennent de son alimentation d’animaux. Comment cela se fait-il ? Tout d’abord, notre aimable bétail émettent une quantité importante de méthane de part leurs flatulences. Le méthane est, tout comme le CO2, un gaz à effet de serre. De plus, pour les nourrir, une partie importante de notre agriculture intensive leur est réservée. Agriculture qui, elle aussi, est fortement émettrice de CO2. D’autres causes sont à prendre en cause, mais voici les deux principales.

Vaches d'élevage
La consommation de viande est lourd en émission de carbone
Le saké, parfait compagnon des végétariens

Supprimer totalement la viande et le poisson de nos assiettes permettrait donc de réduire de moitié notre empreinte carbone. A défaut d’arrêter de consommer de la viande, nous pouvons adopter un régime alimentaire moins carnivore, où viande et poisson se retrouveraient dans nos assiettes une fois par semaine seulement. Oui mais, quel est le lien entre une plus faible consommation d’animaux et l’affirmation que le saké permet de lutter contre le réchauffement climatique ?

Adopter un régime alimentaire davantage basé sur les légumes n’est pas un supplice, bien au contraire. La variété des plats végétariens n’est plus à démontrer. Le plaisir gustatif est tout aussi grand, du fait de la mixité des saveurs proposées. Qui dit plaisir appelle, parfois, un petit verre d’alcool. Rien de plus jouissif de trouver le bon breuvage à associer à un met d’exception. C’est ici que le saké entre en action.

Les accords mets et saké fonctionnent à merveille sur des plats végétariens. Envie d’une poêlée de légumes et de champignons ? Sortez un koshu de votre cave ! Plutôt envie de partir sur une recette à base de tofu ? Le junmai est votre meilleur compagnon. La finesse d’un daiginjô s’accordera bien avec une jardinière de légumes maison. Avec la salade, la meilleure boisson reste de l’eau ? Essayez le saké ! Enfin, la sucrosité du saké permet de belles associations avec les épices, où le vin peut parfois se montrer alcooleux. Bref, le saké est une valeur sûre pour des plats sans viande et sans poisson.

base tofu
Quoi de mieux qu'un saké junmai pour accompagner ce plat végétarien à base de tofu ?

Le saké ne sauvera pas le monde, mais peut accompagner son sauveur

En conclusion, cet article au titre volontairement provocateur (ou putaclic, au choix) se veut être un message d’espoir. En tant que passionné par l’univers du saké, je n’hésite pas une seule seconde à promouvoir sa consommation et sa culture en France. Le coronavirus rend difficile l’organisation d’événements, mais c’est un souhait très cher que j’ai de vous parler du Japon et du saké autour d’un ochoko.

Toutefois, force est de reconnaître que faire venir du saké du Japon est source de pollution, j’en suis conscient. En tant que personne qui cherche à être éco-responsable, le paradoxe est présent tous les jours dans ma tête. Pourquoi importer du saké et lutter contre le réchauffement climatique ? L’une des réponses est de promouvoir autant que possible les initiatives françaises de production de saké. Mentionnons Les Larmes du Levant, la Kura de Bourgogne, la brasserie Chevalier ou encore Wakaze. Ces initiatives se multiplieront à l’avenir je l’espère. Une autre a été de rédiger ce papier.

Cet article se veut être une porte d’entrée “atypique” sur un sujet qui me tient à coeur grâce à l’une de mes passions. Dire que le saké permet de lutter contre le réchauffement climatique est faux, nous sommes d’accord. Mais on ne peut nier qu’il accompagne à merveille les plats végétariens. Ce régime alimentaire semble se dessiner devant nous pour assurer un futur aux générations futures. Alors non, le saké ne sauvera pas l’Humanité, mais il peut accompagner le repas de celles et ceux qui en seront les acteurs.

Prenez soin de vous.

Kampai !

Une petite bouteille de saké, quelques ochokos et nous sommes prêts pour le pique-nique